Grèce : de nouveaux sacrifices en échange d'un nouveau plan d'aide

06/06/2011 La troïka d'experts mandatés par le FMI, la Commission européenne et la Banque centrale européenne a rempli sa mission : à l'issue d'un mois d'âpres négociations avec le gouvernement grec, elle est parvenue vendredi à un accord sur «  une série de politiques économiques et financières nécessaires à la réalisation des objectifs du programme  ». Ces derniers mois, la récession économique a empêché la Grèce de tenir ses promesses budgétaires. Or celle-ci doit impérativement réduire son déficit public à 7,5 % à la fin de cette année sous peine de ne plus bénéficier de l'aide du FMI et de l'Union européenne. Le gouvernement Papandréou a donc accepté de prendre de nouvelles mesures d'austérité : réduction du secteur public et du nombre de fonctionnaires, restructuration ou fermeture d'agences ou d'organismes publics, indique le communiqué conjoint de la troïka
Ces nouvelles économies budgétaires devraient rapporter 6,4 milliards d'euros pour 2011 et 22 milliards pour la période 2012-2015. Quant aux recettes, «  le gouvernement réduira les exonérations fiscales, accroîtra la fiscalité sur la propriété et intensifiera son combat contre l'évasion fiscale  », souligne le communiqué. Les experts de la troïka ont obtenu d'Athènes une autre décision, réclamée avec force par ses partenaires européens : la création d'une agence indépendante capable d'activer rapidement le programme de privatisations qui doit rapporter 50 milliards d'euros d'ici à la fin 2015 et que le gouvernement Papandréou n'avait jusqu'ici quasiment pas déclenché
- Catherine Chatignoux avec Jean-Philippe Lacour

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